LMP : Un Statut Pénalisé par ses Cotisations Sociales ?

 

lmpLe statut LMP (Loueur Meublé Professionnel) est réputé pour être attrayant pour les investisseurs immobiliers compte tenu de ses nombreux avantages fiscaux.
Qu’en est-il réellement si l’on prend en compte la nécessité de cotiser au RSI ou son successeur ?
Je vous présente dans cet article consacré à la fiscalité meublée l’ensemble des avantages et inconvénients du statut LMP..

√  Qui est concerné par le LMP ?

Le statut LMP concerne les personnes qui remplissent les 2 conditions suivantes :

  • Les recettes annuelles retirées de l’activité de location meublée sont supérieures à 23 000€
  • Ces recettes excèdent les autres revenus d’activité professionnelle du foyer fiscal

Jusqu’en Février 2018, une troisième condition était exigée : celle de s’inscrire au RCS (Registre du Commerce et des Sociétés) comme loueur professionnel.
Cette troisième condition présentait un avantage certain : celui de décider par nous-même du statut le plus adapté fiscalement et financièrement à notre situation.
En effet, il suffisait de ne pas s’inscrire au RCS pour ne pas remplir les 3 conditions.
Ainsi, il était possible de conserver le statut LMNP si plus intéressant.

Depuis le 8/02/2018, il n’est plus possible de choisir entre LMNP et LMP.
Si vos revenus meublés dépassent les autres revenus de votre foyer, vous devrez impérativement opter pour le statut LMP. La donne est donc bien différente !

√  Les Avantages du Loueur en Meublé Professionnel

lmp

Le LMP présente un certain nombre d’avantages fiscaux :

1. Possibilité de déduire des recettes un maxmum de charges

Comme en LMNP régime réel, il est possible de déduire de ses recettes les charges réelles ainsi que les charges liées aux amortissements.
Pour plus d’informations sur ce sujet, je vous invite à lire l’article sur le LMNP qui vous détaille l’ensemble des charges et des amortissements concernés.

Les personnes qui ont lu cet article ont également lu :  Travaux avant Signature : Bonne ou Mauvaise Idée ?

2. Possibilité de reporter son déficit sur les revenus globaux en LMP

A la différence de ce qui se pratique en location nue où le déficit foncier ne peut être reporté sur le revenu global qu’à hauteur de 10 700 €, en LMP il est possible de reporter le déficit éventuel sur l’ensemble de ses revenus.
Ce point constitue une grosse différence également avec le régime LMNP réel.
Pour rappel, en LMNP réel les déficits ne peuvent s’imputer que sur une activité de même nature. En revanche, ils sont reportables pendant 10 ans.

3. Pas d’imposition sur les plus-values en loueur meublé porfessionnel

Le LMP est soumis au régime des plus-values professionnelles.
Ces dernières peuvent être exonérées d’impôts sous réserve de remplir 2 conditions :

  • l’activité est exercée depuis plus de 5 ans
  • le CA réalisé (moyenne des 2 dernières années) est inférieur à 90 000 € HT.

Attention, dans les faits, ces 2 conditions se révèlent assez contraignantes…
A noter toutefois que si le CA est compris entre 90 000 € HT et 126 000 € HT, il est possible de bénéficier d’abattement.

4. Pas d’impôt sur la fortune immobilière en LMP

Parce qu’il s’agit d’un bien professionnel, le logement n’est pas soumis à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).
Précisons toutefois que que pour être exonéré d’IFI, il faut que le bénéfice de l’activité (à savoir les revenus nets fiscaux tirés de l’activité) remplisse deux conditions :
1. être positif
2. être supérieur aux autres revenus du foyer

Dans les faits, cette double condition limite très fortement l’accès à l’exonération d’IFI.
Elle signifie très clairement que si l’activité de location meublée est déficitaire ou juste à l’équilibre, il ne peut y avoir d’exonération.
Faut-il rappeler que l’objectif de l’investisseur est précisément de limiter le bénéfice de ses locations meublées pour payer le moins d’impôts possible ?
L’exonération concernera donc prioritairement les foyers ayant réalisé des acquisitions meublées depuis de nombreuses années et se trouvant en fin d’amortissement.

Les personnes qui ont lu cet article ont également lu :  Location Nue ou Location Meublée ?

Par ailleurs, il ne s’agit pas d’avoir une activité bénéficiaire pour être exempté d’IFI, il faut, de surplus, que le bénéficie soit supérieur aux autres revenus nets du foyers.
Ceci place la barre très très haut !
Peu de foyers sont au final concernés par ce qui est présenté comme un très gros avantage du statut LMP.

5. Des droits de succession allégés

LMP

En ce qui concerne la succession, le LMP présente 3 avantages qui méritent d’être soulignés :

  •  les droits de succession ne seront pas exigibles immédiatement, ils pourront être « étalés» sur 15 ans
  •  les droits peuvent faire l’objet d’un abattement de 75 % si les 3 conditions suivantes sont remplies :
    – le défunt a exercé son activité pendant au moins 2 ans
    – les héritiers conservent les biens pendant au moins 6 ans
    – un des héritiers poursuit l’activité pendant au moins 5 ans
  • les droits de succession peuvent être déduits du bénéfice imposable des héritiers si ceux-ci conservent le statut de loueur meublé

√   Les Inconvénients du statut LMP

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En dépit de ses nombreux avantages, le statut de Loueur Meublé Professionnel présente également des aspects plus contraignants qui sont plus rarement évoqués.

⇒  Nécessité de cotiser au RSI renommé SSI

Les loueurs meublés professionnels doivent s’affilier au RSI (Régime Social des Indépendants) ou plus précisément à la SSI : Sécurité Sociale des Indépendants (nouveau nom donnée au RSI).
En conséquence, si leur revenu comptable est positif, ils devront reverser jusqu’à 35 % de leur bénéfice au SSI. Si ce revenu est nul ou négatif, un forfait aux alentours de 1 000 € sera exigé.

Cette nécessité de cotiser au SSI quel que soit la nature de l’activité de location meublée (colocation, meublé à l’année ou location de courte durée) constitue un grosse différence avec le régime réel LMNP.
En LMNP, les cotisations au SSI ne concernent que ceux qui font de la location saisonnière ou de courte durée et génèrent des revenus meublés supérieurs à 23 K€.
Ainsi si vous faites de la location meublée de longue durée ou de la colocation à titre professionnel vous allez cotiser au RSI à hauteur de 35 % de vos bénéfices.
Les personnes en réel LMNP, en comparaison, devront s’acquitter “uniquement” des prélèvements sociaux de 17,2 %.

Les personnes qui ont lu cet article ont également lu :  Taux immobiliers actuels : bien ou mal orientés ?

En revanche, si vous faites de la location de courte durée, vous serez logés à la même enseigne côté SSI que vous soyez en LMP ou LMNP dès lors que vos revenus dépassent 23 000 €
Précisons pour terminer sur ce point que les charges SSI sont déductibles du bénéfice imposable

⇒  Nécessité de s’acquitter de taxes spécifiques en LMP

Outre la taxe foncière, il faudra s’acquitter de la cotisation foncière des entreprises (CFE) qui s’apparente à une taxe professionnelle.
Pour en savoir plus sur cette taxe, je vous invite à cliquer ici.

⇒  Gestion comptable plus complexe

Concernant la gestion comptable, il vous faudra faire appel à un expert comptable.
La gestion des amortissements obéit en effet à des règles comptables particulières.
Sachez toutefois que les honoraires de l’expert comptable constituent des charges déductibles.

√ Conclusion Avantages & Inconvénients LMP

Si le statut LMP présente incontestablement des avantages fiscaux, il se caractérise aussi par des versements non négligeables en cotisations sociales qui peuvent réduire son intérêt fiscal.
Par ailleurs, les avantages fiscaux sont souvent assortis de contreparties qui en limitent la portée. Je vous invite donc à établir en amont des simulations précises.
Il sera peut-être plus intéressant pour certains de réduire la voilure pour rester au régime LMNP réel ou d’envisager une autre structure juridique.

Et vous qu’en pensez-vous ? Etes-vous concernés par ce statut ?
N’hésitez pas à nous dire si vous en êtes satisfaits.
Si cet article vous a plu, je vous invite à me suivre sur Pinterest et Facebook.
A très vite.
Claire

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35 réflexions sur “LMP : Un Statut Pénalisé par ses Cotisations Sociales ?”

  1. Bonjour,

    Pourquoi parlez-vous de 35% de cotisations sociales ? A ma connaissance on est plus proche des 43%.
    Qu’est-ce qui explique la différence ? la CSG ?

    • Bonsoir Mickael,
      Vous avez raison si votre base de départ est le résultat net, alors il faut appliquer un taux de 45 % pour retrouver le montant des cotisations.
      Les cotisations sont toutefois calculées sur le montant brut puisqu’elles sont déductibles.
      Le taux qu’il faut appliquer sur ce montant brut, en revanche est de 31 %.
      Au plaisir de vous lire.

  2. Bonjour,

    Merci pour ce très bon article synthétique.

    Si je comprends bien, par le biais des amortissements et des différentes charges (travaux, intérêts d’emprunt, etc) on peut s’arranger pour avoir un résultat nul chaque année et payer “uniquement” le minimum de 1000€ jusqu’à “épuisement” du stock d’amortissement ?

    Merci,
    Thibault

    • Bonjour Thibault,
      L’intérêt du régime lmnp ou lmp est en effet de limiter la pression fiscale en jouant sur les charges et les amortissements déductibles.
      Si vous empruntez et si vous faites des travaux, il y a de grandes changes pour que vous ne payez pas d’impôts pendant de nombreuses années.
      Certains ne paient pas d’impôts pendant une dizaine d’années.
      Si toutefois votre niveau de rentabilité est élevé (supérieur à 10 %), vous risquez de payer des impôts un peu plus tôt (au bout de 3 à 5 ans).
      Au plaisir de vous lire

  3. Bonsoir
    Faites vous référence au pacte dutreil pour l’exonération de 75% des droits de successions selon conditions.. Je pense savoir que celui ci n’est finalement pas applicable au statut LMP en savez vous plus aujourd’hui ?
    Bien cordialement

  4. Bonjour et merci pour cet article très intéressant.
    Sur un point particulier, les recherches que j’ai pu effectuer me conduisent à une conclusion différente de la votre. Il s’agit des conditions à remplir par un LMP pour bénéficier d’une exonération d’IFI. Vous écrivez qu’il faut que le revenu de l’activité soit positif et supérieur aux autres revenus du foyer. La notion de revenu est ambiguë désignant parfois le CA et parfois le résultat. Mais,il semble que vous évoquez le résultat et non le revenu puisque le respect de cette condition (revenu (dans le sens de CA) supérieur aux autres revenus du foyer) est déjà nécessaire pour avoir le statut de LMP. Or, il me semble qu’un résultat positif est suffisant quel qu’en soit le montant pour bénéficier d’une exonération d’IFI.
    Cordialement.

    • Bonsoir et désolée de répondre si tardivement à cette question intéressante qui m’a incitée à me replonger dans les textes de lois.
      Comme vous l’avez bien identifié, le critère d’analyse retenu pour être exonéré d’IFI est bien le bénéfice (revenus nets fiscaux) de l’activité meublée et non le CA.
      Je vous confirme que pour être exonéré d’IFI, il faut d’une part que l’activité meublée génère un bénéfice et d’autre part que ce bénéfice soit supérieur aux autres revenus professionnels du foyer.
      Cela limite donc la portée de cet avantage.
      Autrement dit, il ne peut y avoir d’exonération d’IFI si l’activité de location meublée est déficitaire ou juste à l’équilibre.
      Il ne peut y avoir d’exonération d’IFI si les revenus professionnels du foyer sont supérieurs au bénéfice de l’activité lMP.

      En espérant que cette réponse puisse vous être utile.
      Bien cordialement
      Claire

  5. Bonjour,
    Article très intéressant, je vous remercie.
    Etant à la charnière de passer de LMNP à LMP, savez vous dire ce que deviennent les déficits antérieurs du LMNP que je n’ai pas pu déduire de mes autres revenus Professionnels jusqu’à maintenant. Seront-ils enfin “utilisables” pour être déduit de mes prochains revenus professionnels ?
    Cordialement. Thierry

    • Bonjour Thierry,

      Malheureusement lors du passage LMNP à LMP vous perdez vos déficits antérieurs. C’est une très mauvaise nouvelle …
      Vous avez toutefois la possibiité de négocier une “rectification” pour passer vos frais de notaires et d’agence en amortissements.
      Ceci fonctionne si votre investissement à moins de 3 ans d’ancienneté.
      En ce qui concerne les amortissements, pas de changement, vous les conservez.
      En espérant que cette réponse vous aide.
      Cordialement
      Claire

  6. Merci Claire de votre réponse…. dommage pour ces déficits antérieurs.
    Pour les prochains déficits, est-ce qu’ils seront en totalité déductibles de mes autres revenus professionnels, y compris la part en provenance des amortissements ?
    Cordialement.
    Thierry

    • Bonjour Thierry,
      Oui c’est un des atouts du régime LMP : pouvoir passer ses déficits issus de son activité meublée sur l’ensemble de ses revenus professionnels.
      Je vérifie que les défcits liés aux amortissements sont bien inclus. Je vous tiens au courant.
      Claire

      • Bonjour Simon,
        Oui en effet les amortissements ne peuvent pas créer du déficit.
        Ils peuvent se déduire de vos revenus jusqu’à les annuler complètement mais ils ne peuvent en soi créer du déficit.
        Les amortissements non utilisés sont toutefois reportables sur les autres années sans limitation de durée.
        Bonne journée
        Claire

  7. Re bonjour, je me demande en fait si la création d’une SARL de famille serait approprié à la location de mon bien ?
    Qu’en pensez-vous ?
    merci par avance,
    Bien à vous,
    Myriam

    • Bonjour Myriam,
      La création d’une SARL de famille peut être une option intéressante si vous faites uniquement de la location meublée et que vous souhaitez préparer la transmission de votre patrimoine.
      Etant donné qu’il s’agit d’une société commerciale vous ne pourrez pas faire de location nue.
      Sachez qu’il vous sera plus difficile d’obtenir un emprunt auprès de votre banque dans la mesure où votre responsabilité et celle de vos associés est limitée aux apports de chacun.
      Si vous hésitez entre plusieurs options juridiques et fiscales, je vous encourage à rencontrer un fiscaliste ou expert comptable qui vous aidera à trancher sur l’option la plus adaptée à votre situation personnelle.
      Bonne continuation Myriam.
      Claire
      Claire

  8. Bonjour,
    En LMP vous indiquez que le déficit est imputable sur l’IR mais le déficit issu des amortissements lui ne peut pas l’être.
    Dans le calcul : recette = 100, on retire d’abord les charges de 50, puis les amortissement de 60 par exemple ce qui conduit à un déficit de -10 mais issu des amortissements car c’est d’abord les charges qu’on enlève.
    ma compréhension est que du coup le cas de figure où on peut imputer le déficit sur l’IR ne se présente en pratique jamais. Confirmez vous ?
    Merci
    Nicolas

    • Bonsoir Nicolas,

      Oui vous avez raison les amortissements ne peuvent pas créer de déficit.
      Donc pour reprendre votre calcul : recette= 100, charges = 50 si les amortissements s’élèvent à 60 , 50 seront pris en compte pour arriver à un résultat nul et 10 feront l’objet d’un report sur l’année suivante.
      Votre compréhension du sujet est juste, dans les faits il est extrêmement rare de pouvoir imputer le déficit de son activée meublée sur ses autres revenus.
      Il faudrait que les loyers soient extrêmement faibles et les charges très importantes comme par exemple lors de la première année d’acquisition.
      Très bonne soirée
      Claire

  9. Bonjour,
    Si je suis en LMP:
    J’ai acheté mon bien 100 000 et meure après 5 ans d’exploitation et un montant des amortissement s’élevant à 30 000.
    Quelle incidence pour mes héritiers? Sur quelle base paieront-ils les droits de succession.

    Je vous remercie de votre réponse car je n’ai jamais
    bien compris.

    Agnès

    • Bonsoir Agnès,
      Les droits de succession que vos enfants auront à acquitter seront calculés sur la valeur vénale de votre bien. Seront ensuite déduites les dettes (emprunt…).
      Des abattements sur les droits de succession pourront alors être appliqués comme indiqué dans l’article si vos enfants poursuivent l’exploitation du bien pendant plusieurs années.
      N’ayant pas tous les éléments pour vous répondre précisément, je vous invite à consulter un avocat fiscaliste, ou votre notaire.
      Très bonne continuation
      Claire

  10. Bonjour Claire,
    Merci pour votre article très intéressant.
    Je suis à la charnière entre LMNP et LMP.
    Etant indépendante mon activité principale est déjà soumise au RSI (SSI maintenant).
    Savez-vous comment mes locations pourraient impacter mes cotisations si je passe en LMP ?
    Un déficit pourrait-il réduire mes cotisations actuelles ?
    Sinon faut-il ajouter le forfait minimum dont vous parlez ou bien ce dernier n’a plus lieu d’être puisque je cotise déjà sur mes revenus d’activité ?
    Vous remerciant pour votre retour d’information
    Bien à vous
    Laëtitia

    • Bonsoir Laétitia et merci pour votre question.
      Si vous basculez en LMP, vous allez être soumise au RSI en plus de celui que vous payez déjà dans le cadre de votre activité principale.
      Eh oui, on peut cotiser sous 2 formes différentes !!
      Dans la cadre de votre activité LMP, vos cotisations seront calculées sur votre résultat net comptable.
      Donc si vous ne gérez pas de profit ( si vous êtes en déficit ou avez un résultat nul) vous ne payerez pratiquement pas de cotisations.Vous aurez juste à acquitter un forfait minimum autour de 1 000€.
      En revanche, vous ne réduirez pas les cotisations que vous payez dans le cadre de votre activité principale. Les 2 activités sont étanches .

      A l’inverse,si vous dégagez du profit, vous devrez payer de nouvelles cotisations.
      Ce n’est pas une bonne nouvelle, j’en suis consciente.
      Bonne continuation
      Claire

  11. bonjour
    et merci pour ce blog très bien documenté !
    une question : quand on a un statut salarié par ailleurs, et qu’on peut choisir entre LMP et LMNP du fait de la structure des revenus salaires/immobilier, quel serait l’intérêt de passer en LMP si c’est pour payer des cotisations sociales en double, devoir tenir une comptabilité, et si l’imputation d’un déficit sur les revenus personnels reste exceptionnelle …?

    • Bonsoir Raphael,

      Si vous avez,comme vous le dites, la possibilité de choisir entre LMNP et LMP, je vous conseille sans hésitation d’opter pour le régime LMNP.
      Peu d’intérêt en effet d’opter pour le régime LMP comme vous l’exprimez très justement.
      Le régime LMNP reste en revanche très attractif. Attention, il faudra toutefois faire appel à un expert comptable pour la partie comptabilité.
      Peu de personnes ont comme vous la possibilité de choisir entre les 2 statuts. Bien souvent, au delà de 23 000 €, le couperet tombe et c’est souvent une mauvaise nouvelle.
      Bonne continuation.
      Claire

  12. Bonjour,

    Je suis retraité et je loue à l’année plusieurs appartements en meublés sous le statut LMNP avec le régime micro-bic(abattement 50%). Mes recettes annuelles locatives sont supérieures à 23000€ et à ma pension de retraite.
    A partir du 1er janvier 2020, je bascule automatiquement en LMP.
    Quelles sont les conséquences ?
    Dois je payer des cotisations sociales en plus des 17,2%. D’après l’urssaf oui sauf les locations à l’année, ce qui est mon cas. C’est contraire à ce que vous écrivez.
    Je vous remercie de vos explications.
    Bien cordialement

    • Bonsoir,
      Si vos revenus locatifs meublés sont supérieurs à 23 000 € et également supérieurs à votre retraite (après abattement de 10 %), vous allez en effet basculer du régime LMNP au régime LMP.
      Vous devrez à ce titre payer des cotisations à l’URSAFF si le résultat de votre activité meublé est positif.
      Dans le cas de personnes retraitées,le montant des cotisations est compris entre 25% et 30 %.

      Ces charges seront par ailleurs déductibles de la base imposable de vos revenus de l’année suivante.

      NON, elles ne s’ajoutent pas aux 17,2 % de prélèvements sociaux que vous aviez l’habitude de payer en LMNP. Je vous le garantis !
      Au final, le surcoût que vous allez payer en cotisations en LMP vs LMNP est au maximum de 30 % – 17,2 % = 12,8 % et au minimum de 25% -17,2 % = 7,8%
      Puisse cette réponse vous aider.
      Au plaisir
      Claire

      • Bonsoir Claire,

        Merci pour vos réponses, j’en profite pour vous poser deux questions.

        En 2017 ou 2018 il y a eu des modifications concernant la limite de revenus annuel du LMNP.
        En effet le LMP s’applique au-delà de 70.000 euros et non plus 23.000. Pourriez-vous me confirmer si ceci est vrai ?

        J’ai également une deuxième interrogation : Si nous gagnons 23.000 euros annuel en LMNP au régime micro-foncier, après abattement de 50% nos revenus ne sont t elles pas à présent de 11.500 euros (et donc inférieures peut-être à notre retraite ou revenus salariales) ?

        Merci à vous

        • Bonjour Steven,
          Concernant votre première question, il me semble qu’il y a confusion entre les seuils de LMNP régime réel et les seuils du basculement au régime LMP.
          Je m’explique.
          Si vos recettes meublées sont supérieures à 70 000 € (et par ailleurs inférieures à votre revenu principal d’activité), le statut LMNP régime réel s’applique automatiquement.
          Si vos recettes meublées sont inférieures à 70 000 €, c’est le régime LMNP micro bic qui s’applique automatiquement. Vous avez toutefois la flexibilité de pouvoir demander dans ce cas précis à bénéficier du régime LMNP réel.

          Si maintenant le revenu de votre activité principale( salaire, retraite…) est inférieur au revenu de votre activité meublée et que par ailleurs vos revenus meublés sont supérieurs à 23 000 €, alors vous basculez automatiquement du régime LMNP au régime LMP.
          Ce changement s’applique sur les revenus de l’année 2020.
          Nous vivons donc une année charnière importante pour bon nombre d’investisseurs.

          Concernant votre 2nd question, ce sont les recettes de votre activité meublée qui sont prises en compte pour savoir si vous relever du régime LMNP ou LMP.
          Ce ne sont pas les recettes après abattement.
          C’est bien essayé mais cela ne marche pas ! les règles de calcul sont très précises 🙂

          J’espère Stefen que ces éléments vous permettent d’y voir plus clair.

          Au plaisir de vous lire
          Claire

  13. Bonjour Claire,

    Suite à la lecture de votre article, j’aimerais si possible avoir quelques précisions avec un exemple concret sur le LMP. Je comprends que la cotisation à payer au SSI doit l’être sur le résultat net fiscal (premier commentaire de l’article). Par ailleurs, en lisant d’autre poste sur internet je comprends que le résultat fiscal comprend la cotisation SSI déductible (pour prendre en compte les provisions du fait du décalage de la base sur laquelle le SSI est payé les premieres années voir plus).
    Si je reprends l’exemple vu sur ce lien https://www.devenir-rentier.fr/t18461 :
    Imaginons un cas où on a
    Loyers : 75K
    Charges diverses + taxe foncière : 21K
    Amortissements : 45K
    Soit un résultat d’exploitation de 75 – 21 – 45 = +9K
    Si on applique les 43% de SSI, on a donc environ 3.8K de cotisation.
    Le SSI etant déductible, la base imposable en BIC est donc : 9 – 3.8 = 5.2K de base imposable.
    Ma compréhension est elle correcte ?
    Aussi, déduit on réellement toute la SSI (Quid des Prélèvements sociaux notamment les années ou on paie que le minimum SSI de 1500 environ ?)
    Je vous remercie par avance pour votre retour rapide

    • Bonsoir,
      Il me semble que vous avez une bonne compréhension du sujet LMP.
      Oui je vous confirme que les cotisations à l’URSSAF ne sont à payer que sur la base d’un résultat (et non d’un CA) positif.
      Si votre résultat est négatif ou nul, un forfait aux alentours de 1 200 € à 1 400 € devra être payé.

      Par ailleurs, vous avez raison : ces cotisations sont déductibles du résultat imposable de l’année suivante.
      Donc votre exemple chiffré est bon, si le résultat de l’année N+1 est également de 9 K€.

      Ma compréhension du sujet est en effet qu’on doit pouvoir déduire également le forfait de base payé à l’URSSAF.
      En espérant que cette réponse ait été utile.
      Bonne continuation
      Claire

  14. bonjour. Merci pour cet article intéressant. quand vous écrivez que la cotisation SSI est d’environ 1000 euros: il s’agit d’une cotisation mensuelle? trimestrielle? annuelles?

  15. Bonjour Claire
    J’ai récemment bénéficié de vos services dans le cadre d’une vacation que je vous ai commandée.
    Je vous ai exposé ma situation ainsi que le tort que j’avais eu de m’adresser à l’Urssaf.
    J’ai vraiment apprécié votre expertise et votre pédagogie, vos conseils m’ont permis de prendre des décisions et de redresser la barre.
    Encore merci
    Loïc

  16. Bonjour et merci pour cette mine d’informations !
    Pouvez-vous me dire svp si, concernant le critère pour passer de LMNP à LMNP “Ces recettes excèdent les autres revenus d’activité professionnelle du foyer fiscal” on doit prendre en compte, dans ces autres revenus, ceux de locations non meublées ?
    Merci d’avance et bonne continuation.

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