Intelligence financière : comment la développer ?

intelligence financière

Intelligence financière : et si nous apprenions à la développer ?
Apparue dans les années 2 000 sous l’impulsion de Rober Kiyosaki, la notion d’intelligence financière connaît un succès de plus en plus important.
Certains préfèreront parler de quotient intellectuel financier pour évoquer notre capacité à gérer nos finances personnelles et plus globalement toutes les questions liées à l’argent.
Si vous souhaitez devenir un investisseur en immobilier averti, il est essentiel de maitriser les principes de base de l’intelligence financière.
C’est l’opportunité d’apprendre à mieux dépenser, mieux épargner et mieux investir.
Il s’agit tout simplement comme le suggère Robert Kiyosaki de « faire plus avec votre argent ».
La bonne nouvelle, c’est que quelque soit votre niveau en termes d’intelligence financière, vous ne pouvez que progresser 😃.

Je vous donne dans cet article, les pistes clés pour maitriser les fondamentaux de l’éducation financière tels que définis par l’auteur de « Père riche, Père pauvre » (livre plus connu sous le nom de Rich Dad, Poor Dad) et “Augmentez votre intelligence financière“.

Définition Intelligence Financière

 ⇒ Quotient intellectuel

Pendant de nombreuses années, nous avons considéré qu’il n’y avait qu’une seule forme d’intelligence : celle liée à notre quotient intellectuel.
Le système scolaire s’en est d’ailleurs bien fait l’écho en donnant une place de choix aux matières scientifiques.
J’imagine que, certains d’entre vous plus littéraires, ont dû en faire les frais et s’en souviennent !

⇒  Quotient émotionnel

Progressivement, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait d’autres formes d’intelligence au moins aussi importantes que celle liée à notre QI.
C’est notamment Howard Gardner et David Goleman qui ont mis en avant, dans les années 1990, la notion d’intelligence émotionnelle.
Les recherches de ces 2 psychologues américains ont révélé que les personnes qui réussissaient le mieux dans la vie étaient dotées d’un bon QE (quotient émotionnel).
Pour ceux d’entre vous qui s’intéressent à la gestion des émotions, je les invite à lire le livre « L’Intelligence Emotionnelle » de David Goleman.
Un livre passionnant qui vous aidera à décoder vos propres émotions, celles des autres et
à travailler vos émotions pour en faire une véritable force.

⇒ Quotient intellectuel financier

Avoir un bon QI ou un bon QE ne suffit toutefois pas pour gérer efficacement ses finances personnelles.
Les exemples fourmillent autour de nous pour nous rappeler qu’en matière de gestion d’argent nous ne sommes pas égaux.
Nous connaissons tous des personnes qui gagnent beaucoup d’argent mais pour autant n’arrivent pas à économiser ou se construire un patrimoine.
Pire, certaines connaissent des revers de situation qui les conduisent après avoir été millionnaires à vivre des situations délicates.
A l’inverse, d’autres personnes enchainent les investissements immobiliers en prenant appui sur un salaire tout à fait modeste et arrivent à se constituer un véritable empire immobilier.

La différence entre ces profils de personnes réside dans… leur niveau de quotient intellectuel financier.
Les personnes ayant le quotient le plus élevé ont développé une forte capacité à prendre de bonnes décisions en matière d’argent.
Elles ont appris à épargner, gérer, investir de façon efficiente.
En conséquence, elles sont capables de faire des choix éclairés.
Elles ont acquis une dextérité pour résoudre ou plutôt anticiper les problèmes liés à l’argent qui leur permet de développer un cercle de croissance financière totalement vertueux.

Robert KIYOSAKI : le père de l’Intelligence Financière

Robert Kiyosaki est incontestablement le père du concept de l’Intelligence financière.
Entrepreneur américain à succès, il n’ a eu de cesse de dénoncer les insuffisances du système scolaire en matière d’éducation financière.
Ses nombreux ouvrages visent à nous partager ses enseignements, expériences terrains en matière de gestion de l’argent et de liberté financière.
Soulignons parmi ses principaux best sellers : “Père riche, père pauvre”, Augmentez son quotient intellectuel financier, Le quadrant du cash flow.



Je vous propose de partager dans cet article les éléments les plus saillants de ses 2 premiers livres.

Comment gérer et faire fructifier son argent ?

⇒  Faire la différence entre Actifs et Passifs

Pour commencer, Robert Kiyosaki nous invite à réfléchir à une notion essentielle : la différence entre actifs et passifs.
Investir dans un actif, c’est investir dans un produit, un bien qui va vous rapporter de l’argent.
C’est, par exemple, investir en bourse dans un produit qui va vous générer des dividendes.
C’est également réaliser des investissements immobiliers qui vont vous permettre de toucher chaque mois des loyers.
A l’inverse, investir dans un passif, c’est investir dans un bien ou un produit qui ne va pas vous rapporter d’argent. L’exemple type est celui d’une voiture ou d’un bien de consommation durable qui va se déprécier dans le temps (télévision, vêtements…).
A peine acheté, ce type de bien commence déjà à perdre de la valeur.

⇒  Privilégier systématiquement l’achat d’actifs à l’achat de passifs

Pour Robert Kiyosaki, ce qui différencie les personnes riches des personnes pauvres c’est précisément la nature de leurs dépenses.
Les personnes pauvres ont tendance à systématiquement privilégier les dépenses dans des produits passifs. En agissant ainsi, elles ne créent pas de spirale vertueuse pour augmenter leurs revenus. En cas de difficultés, elles n’ont pas d’autres recours pour faire face aux paiement de leurs factures que de solliciter des crédits à la consommation qui ne feront qu’amplifier leurs problèmes.
A l’inverse, les personnes riches investissent dans des actifs qui rapportent. De cette façon, elles augmentent progressivement leurs revenus et deviennent de plus en plus riches.
En cas de difficultés (factures imprévues,) elles ont une marge de sécurité qui leur permet d’absorber la dépense.

Pour évaluer le quotient intellectuel financier d’une personne, selon Robert Kiyozaki, il suffit d’observer la nature de ses dépenses.

⇒  Mettre en place une épargne systématique en se payant en premier

intelligence financière

Pour gérer leur budget, la plupart des ménages commencent par payer leurs factures.
Ils utilisent ensuite le solde restant pour faire face à leurs dépenses. Si, à la fin du mois, il reste de l’argent, ils épargnent. A défaut, ils n’épargnent pas.
Le problème, nous rappelle Robert Kiyosaki, c’est qu’en procédant ainsi , il y a de grandes chances pour qu’en fin d’année, la somme mise de côté soit très faible.
Pour arriver à épargner, l’auteur de “Rich Dad, Poor Dad” nous propose de changer nos habitudes.
Chaque mois, nous commençons par mettre une somme de côté ( 5%, 10%, 15 % ou 20 % de ce que nous gagnons) et ensuite nous payons nos factures. En acceptant de nous payer en premier, nous reprenons la main sur nos finances.

Si, à la fin du mois, nous sommes en difficultés de paiement, c’est qu’il y a urgence à trouver des solutions. En se mettant dans une situation d’urgence, nous envoyons un message fort à notre cerveau pour nous aider à trouver des solutions.
C’est en sollicitant ainsi notre cerveau et notre créativité que nous trouvons des solutions et mettons en place des systèmes qui vont devenir gagnants avec le temps. Nous pouvons, par exemple, décider de donner des cours du soir ou mettre en vente des produits sur le bon coin que nous n’utilisons plus ….
Si la mise en place d’un tel système s’avère difficile, sur les premiers mois, elle permet de créer un rituel qui devient vertueux avec le temps.

⇒  Ce sont les actifs qui paient les passifs

Robert Kiyosaki ne s’oppose pas au fait d’acheter des passifs.
En revanche, il recommande d’acheter les passifs lorsqu’on a créé des actifs.
Ainsi, avant d’investir dans une belle voiture, il est préférable d’avoir investi dans des actifs  (appartements, immeubles de rapport, produits boursiers …) qui vont vous permettre d’acheter cette voiture.
En agissant dans cet ordre, vous ne mettez pas votre famille dans une situation délicate.
C’est l’argent, que vous faites fructifier, qui vous permet de financer votre voiture.
A défaut, vous puisez dans vos réserves sans construire l’avenir en parallèle. Vous prenez le risque de vous mettre dans une situation financière délicate.

Cette analyse vaut également pour la résidence principale.
Pour Robert Kiyosaki, la résidence principale ne constitue pas un actif. C’est un passif, car elle génère des frais sans pour autant créer de revenus en contrepartie.
Si vous souhaitez vous enrichir, il est souhaitable de commencer par investir dans de l’immobilier locatif avant d’acheter votre propre résidence principale.
Présenté sous cette forme, on comprend pourquoi  l’achat de passifs devient positif.
C’est en effet une jolie incitation à créer plus d’actifs ! 😊

⇒  Utiliser la puissance de l’effet de levier du crédit pour s’enrichir plus rapidement


Pour Robert Kiyosaki, il est intéressant d’utiliser le crédit immobilier pour « faire plus avec moins » selon sa propre expression.
Très concrètement, utiliser l’effet de levier du crédit consiste à se faire prêter une somme d’argent par la banque et à faire rembourser cette somme par le locataire.
Il n’est donc pas nécessaire d’avoir de l’épargne ou d’utiliser cette épargne pour s’enrichir.

Emprunter sous cette forme constitue une bonne dette.
C’est une façon intéressante d’accélérer sa croissance ou de se diriger vers l’indépendance financière.
A l’inverse, souscrire un crédit à la consommation constitue une mauvaise dette car il n’y a pas de création de valeur.

Faire fructifier son argent en prenant le contrôle sur son rendement locatif

Développer son patrimoine immobilier suppose développer son intelligence pour améliorer son rendement locatif.
Robert Kiyosaki ne recommande pas de miser sur une plus-value dans le temps de son bien pour réussir en immobilier.
La réussite repose selon lui sur notre capacité à bien piloter 3 indicateurs : les revenus, les charges et le passif.
Côté revenus, il s’agit d’être capable d’augmenter les revenus locatifs en apportant une vraie valeur ajoutée (rénovation, services spécifiques, qualité du logement, …)  et en réduisant la vacance locative.
Côté charges, l’investisseur doit être capable de les challenger à la baisse en permanence ( négociation des travaux, optimisation des coûts …).

Pour ce qui est du passif (l’emprunt), il faut veiller à obtenir les meilleurs conditions de prêt pour réduire mensualités, coût d’assurance et frais annexes.
C’est en travaillant sur ces composantes que vous donnerez de la valeur à votre bien, pas en tablant sur une hypothétique progression du marché.
Pour Robert, un rendement locatif élevé ne signifie pas un risque élevé.
Si l’investisseur maitrise les postes sur lesquels il peut agir, alors il réduit les risques liés à l’investissement.
La question n’est donc pas de savoir si une affaire constitue un bon investissement mais plutôt de savoir si derrière une affaire il y a ou non un bon investisseur.

Mesurer et développer son Quotient intellectuel financier

Si vous souhaitez développer votre intelligence financière, voici les 5 recommandations que je vous encourage à suivre.

1. Se former

Le lecture du livre “Père riche, père pauvre” et du livre “Augmentez votre intelligence financière” a changé la vision de la vie de beaucoup, beaucoup de personnes.
La plupart des investisseurs qui ont lu ces livres en parlent avec énormément d’enthousiasme tant ces livres ont été fondateurs dans leur parcours et leur réussite.
A titre personnel, je considère ces livres comme le socle de l’éducation financière.
Ils ont ancré des croyances positives qui m’aident quotidiennement à prendre de bonnes décisions.

Plus que des livres, c’est une philosophie sur la façon d’acheter, de consommer, de dépenser.
Aussi, si vous n’avez pas encore eu l’occasion de lire ces livres, je vous invite à le faire au plus vite. Il existe bien sur d’autres livres sur le marché qui peuvent venir le compléter.
Si vous ne devez en choisir qu’un, choisissez “Père riche, père pauvre”.

2. Identifier la nature de vos dépenses

Si vous analysez de façon objective les principales dépenses de votre foyer, diriez-vous que vous faites partie des personnes qui privilégient les dépenses d’actifs ou de passifs ?
Une autre façon de répondre à cette question consiste à comptabiliser les lignes d’entrées d’argent qui apparaissent sur votre compte bancaire.

Si une seule ligne de revenus apparait : celle de votre salaire (et/ou celle de votre conjoint), c’est sans doute que vous n’avez pas encore investi dans des actifs qui rapportent.
Pas de panique, il y a un début à tout !
Si à l’inverse, chaque mois s’ajoutent à vos revenus principaux d’autres formes de revenus ( loyers, dividendes …), c’est que vous avez créé une spirale positive pour diversifier vos revenus. Vous avez donc déjà intégré un des principes d’enrichissement de Robert Kiyosaki.

3. Mettre en place une discipline d’épargne

Avez-vous mis en oeuvre une discipline d’épargne en vous payant en premier ?
Si ce n’est pas encore le cas, je vous invite à mettre en place un prélèvement automatique sur un compte d’épargne ou un livret A dans un premier temps.
Il n’est pas nécessaire de mettre des sommes importantes. 5 à 10 % de votre salaire suffisent pour démarrer.
Ce qui est important, c’est la régularité de vos versements. Vous verrez que rapidement, en suivant cette technique, vous arriverez à épargner des sommes non négligeables.

4. Utiliser pleinement l’effet de levier pour vos investissements à venir

Si vous êtes sur le point d’investir, avez-vous prévu d’emprunter pour utiliser pleinement l’effet de levier ?
Si vous avez des liquidités, faites vous partie de ceux qui pensent qu’elles peuvent vous aider à lever des sommes encore plus importantes auprès de votre banque ?

5. Améliorer votre rendement locatif

Si vous analysez de façon objective, le rendement locatif de vos biens immobiliers, êtes-vous satisfait des résultats ?
Pensez-vous pouvoir améliorer vos revenus locatifs ? Avez-vous cherché à comprimer vos charges ? Côté emprunt, estimez-vous que les conditions obtenues sont rénégociables ?

Si vous avez eu le courage de répondre de façon objective à ces questions, je vous félicite.
Vous êtes sur le chemin vertueux de ceux qui souhaitent améliorer leur intelligence financière.
Courage, vous vous apercevrez qu’il est facile de progresser rapidement.
Une seule condition pour ce faire : passer à l’action !

J’espère que cet article sur l’intelligence financière vous aura intéressé.
Vous m’aiderez en le partageant (merci d’avance 😊).
N’hésitez pas à me retrouver sur Pinterest et Facebook
Claire

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4 réflexions sur “Intelligence financière : comment la développer ?”

  1. Kiyosaki est assurément l’un des maîtres de l’intelligence financière.

    Après c’est aussi en agissant, en investissant, en se trompant, en tirant les leçons de ses erreurs et en s’améliorant que l’on pourra augmenter au fur et à mesure son QI financier.

    Comme on dit, c’est en forgeant que l’on devient forgeron !

  2. Bonjour Claire,

    Article très intéressant que je me permets de compléter : Ce que j’ai réalisé, en matière d’investissement financier, c’est qu’il n’y a jamais une seule vérité absolue. Certains réussissent en étant agressifs, d’autres patients. Certains réussissent dans la pierre, d’autres dans les nouvelles technos.

    On peut trouver ici et là des tonnes de méthodes et de profils différents : Je dirais donc que le meilleur moyen de développer une intelligence financière durable, c’est de MULTIPLIER LES SOURCES d’informations.

    Personnellement, j’essaie de me documenter un maximum. Je lis beaucoup de blogs, je regarde pas mal de vidéos, je lis aussi des articles de journaux ou encore j’écoute des podcasts…Sans oublier bien-sûr les ouvrages !

    • Oui, en effet Marc, en matière d’investissement immobilier, les stratégies et les moyens mis en oeuvre peuvent être très différents d’un investisseur à l’autre.
      Le plus important est de définir le modèle le plus adapté à ses ambitions, ses moyens, ses disponibilités, ses envies…
      Le succès est ouvert à tous.
      Concernant plus particulièrement l’intelligence financière, sujet de l’article, elle se cultive à travers lectures, partages avec d’autres investisseurs et expériences terrain concrètes.

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